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Itinéraire culturel du Conseil de l´Europe
Conseil de l´Europe

Pèlerinages et saint Michel en Europe

Aux alentours de l’an mil, selon le chroniqueur bourguignon Raoul Glaber, le Mont-Saint-Michel faisait « l’objet de la vénération du monde entier ». Les documents d’archives parvenus jusqu’à nous confirment que les pèlerins venaient en effet de toutes les provinces de France et de plusieurs pays européens.

Originaires d’Ecosse et d’Irlande, ils traversaient l’Angleterre, puis la Manche en bateau. Beaucoup venaient également du sud, d’Espagne et d’Italie.

De nombreux témoignages autres concernent surtout des Pays germaniques (Allemagne, Suisse, Pays-Bas, Belgique,…). On en connaît également quelques uns pour l’Europe de l’Est (Pologne…).

Le premier pèlerin connu est un moine franc, nommé Bernard, qui au retour d’un voyage au Monte Gargano, à Jérusalem et à Rome, en compagnie d’un moine italien et d’un espagnol, se rendit seul au Mont en 867-868.

Cette très importante fréquentation du Mont dès le Haut Moyen Âge (IXe-XIe siècle) est d’ailleurs contemporaine de l’établissement du réseau des chemins montais dont la première mention connue date de 1025.

De nombreux autels et églises lui furent dédiés en Italie, en France, en Allemagne, en Angleterre, en Espagne…au travers de toute l’Europe jusqu’en Irlande et en Russie. La présence de ces lieux de culte est généralement attestée sur des sites élevés exceptionnels, propres à frapper l’imagination des hommes. On a ainsi très souvent parlé du « culte aérien » de l’Archange.

En Italie...

Le culte de saint Michel est très important en Italie avec deux de ses plus grands sanctuaires de pèlerinage : Le Monte Gargano, où l’Archange apparut à la fin du Ve siècle et demanda qu’on lui construise une église, et la Sacra di San Michele, en Piémont, à mi-chemin entre le Mont-Saint-Michel et le Monte Gargano.

Très importante en Italie du Sud (Pouilles, Campanie), du fait de la présence du Monte Gargano, la dévotion à saint Michel était aussi très présente en Italie du Nord. Dès le VIIIe siècle, il était le patron national des Lombards.

Cette dévotion sera d’ailleurs reprise par Charlemagne quand il sera couronné roi des lombards à Pavie et protecteur du pape. Elle se diffusera ensuite dans tout l’Empire carolingien.

Dans les pays germaniques...

L’Archange est aussi considéré comme le protecteur du peuple allemand depuis l’époque carolingienne, son culte aurait été répandu par saint Boniface au VIIIe siècle quand il convertissait les Saxons au catholicisme et son culte s’inscrira dans la tradition carolingienne.

Dans les îles anglo-saxonnes...

Dans le monde anglo-saxon, saint Michel était connu et vénéré très tôt. Son culte aurait d’ailleurs été diffusé par les missionnaires irlandais qui ont essaimé dans toute l’Europe occidentale et fondé de nombreux établissements religieux (abbayes, etc.).

En Irlande, son sanctuaire le plus connu, Skellig Michael – ou rocher de saint Michel - était l’objet d’un important pèlerinage. C’est sur ce site spectaculaire d’une île escarpée que vivaient des ermites priant l’Archange.

En Angleterre, la dévotion à l’Archange a connu un nouveau développement après la conquête normande de 1066. Saint Mickael’s Mount en Cornouailles était un prieuré montois, réplique du sanctuaire normand et but d’un pèlerinage.

En 1222, l’archevêque de Canterbury a ordonné dans tout le royaume la célébration solennelle du 16 octobre, jour anniversaire de la dédicace de l’église du Mont-Saint-Michel par saint Aubert.

En Belgique..

En Belgique, d’où provenaient beaucoup de miquelots, saint Michel était vénéré depuis l’époque carolingienne.

Il est notamment le saint patron de la ville de Bruxelles. Sa statue domine depuis 1454 la flèche de l’hôtel de ville et c’est le premier patron de la cathédrale.

En Espagne...

La diffusion du culte à saint Michel se fait au début du VIIIe siècle, où en tant que chef des milices célestes triomphant du Mal, il était associé à la lutte contre les Maures.

En conclusion...

Le rayonnement européen de ce pèlerinage s’est poursuivi au cours des siècles et nombreux sont les souverains, les seigneurs et les simples fidèles à être venus prier l’Archange sur son rocher sacré.

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